Conférence sur le “tabou”

Dans cadre de l’Agora du cinéma, à Rouen, du Mardi 16 Novembre au Mardi 23 Novembre ’10, conférence sur le “Tabou”, le jeudi 18 novembre, à 18h, à la Maison de l’université au Mont Saint-Aignan (plan d’accès). [Dossier de presse]

Festival de cinéma : Programme

Cette année, quatre réalisateurs sont à l’honneur : LIM Won-shik, CHO Chang-ho, RYOO Seung-wan et Ounie Lecomte. Projections au cinéma Pathé Dock 76.

Conférence sur le “Tabou”

Intervenants : le Professeur Kamienia du département Psychologie, un cinéaste vétéran coréen LIM Won-shik, Kyu-young Moon Beaumont et Hélène Charbonnier pour Racines Coréennes.

Résumé de l’intervention pour Racines Coréennes :

L’ association Racines Coréennes, fondée par des adoptés d’origine coréenne pour des adoptés d’origine coréenne a un caractère humanitaire et culturel. Elle a pour but de favoriser la rencontre des Coréens adoptés en France, et de promouvoir les échanges socio-culturels entre Français et Coréens principalement, sans pour autant exclure les autres nationalités. Dans cette perspective, elle s’efforce de tenir compte des valeurs telles que la paix, l’égalité des peuples, la liberté et les droits de chaque individu, tels qu’ils sont énoncés dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et celle de l’Enfant, et ce, dans un souci permanent de charité et de respect mutuel.

L’un des objets de l’association consiste à ce que les membres puissent avoir une meilleure connaissance de la réalité coréenne et à abolir tous ses préjugés, positifs ou négatifs,pour que nos membres se sentent mieux dans leur vie française, et lors de leurs retrouvailles éventuelles avec leur pays d’origine, la Corée.

L’intervention tentera de poser le cadre de l’adoption internationale d’enfants d’origine coréenne, de mettre à jour un questionnement relatif au statut de « l’adoption », tabou, pour qui et pourquoi, et l’impact éventuel du point de vue des adoptés.

Il s’agira dans un premier temps de proposer une tentative de définition, de la perception d’un « caractère » et d’un « phénomène » qualifié« tabou », entre imaginaire et réalité, entre le collectif et l’intime.

Ensuite, il conviendra de s’interroger sur la transgression de l’abandon, dans ses modalités et ses valeurs, et ceci respectivement à « l’enfant-tabou » et à « l’enfant-adopté ».

Ainsi, Racines Coréennes étant largement impliquée car sa mission s’inscrit dans des dynamiques gouvernementales en France et en Corée, il sera essentiel de mettre à jour les actions et perspectives d’actions des adoptés d’origine coréenne dans le monde, et de dresser un bilan des réponses apportées et des perspectives, inhibant ou désacralisant l’abandon et l’adoption.

Hélène Charbonnier,

pour Racines coréennes

Le Chant de la fidèle Chunhyang

Anonyme

“Yi Mongnyong, le fils du gouverneur de Namwon, s’éprend de Chunhyang, fille unique d’une ancienne courtisane. Ils ont tous deux seize ans. Malgré la différence de classe sociale, ils se marient à l’insu de tous, et se jurent fidélité. Ils sont bientôt contraints de se séparer car le gouverneur est appelé à de nouvelles fonctions à la capitale, où Mongnyong doit poursuivre ses études.
Un nouveau gouverneur arrive à Namwon. C’est un homme autoritaire et cruel. Il a entendu parler de Chunhyang, dont la beauté est connue dans toute la province, et exige qu’elle se mette à son service. Fidèle à son serment, elle refuse de se soumettre, même après avoir été battue et emprisonnée. Pendant ce temps-là, Mongnyong réussit le concours de recrutement des hauts fonctionnaires. Chargé par le roi d’une mission d’inspection, il sillonne la province déguisé en mendiant pour débusquer les mauvais serviteurs de l’État. Arrivé à Namwon, il révèle son identité, chasse l’ignoble gouverneur et délivre sa fidèle épouse.”
(éditions Zulma, 16,50 euros)

Des blogs…

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Une communauté, attachée à la culture coréenne, hélàs trop disparate et anonyme à travers la toile ?

Voici un petit Blogroll, une proposition de lectures, toutes fort sympathiques !

Tout d’abord, trois blogs actifs et au contenu de qualité :

http://blog.verraes.org/

http://agnesseoul.blog.lemonde.fr/

http://www.entre-france-et-coree.com/

Ensuite, suivez les expats ou les adoptés, et immergez-vous en Corée !

http://notrecoree.blogspot.com/

http://atelier.de.francais.over-blog.com/

http://thierry-enora-in-seoul.over-blog.com/

http://bbo-bbo.blogspot.com/

http://www.eklectik.info/index.php

http://kim.chi.free.fr/

http://remicoree2.over-blog.com/

http://hankuk.over-blog.com/

http://onefullyearinkorea.blogs-de-voyage.fr/

http://claireencoree.blogspot.com/

http://laventurecontinue.over-blog.com

http://ugo.is.free.fr/

http://grizzly-planet.com/index.php

http://lagiern.free.fr/

http://korea-is-it.mabulle.com/

http://shadowrun.over-blog.com/article-827353.html

http://sudoksa.centerblog.net/

http://pomorski.over-blog.com/

http://jc-en-coree.site.voila.fr/index.html

http://www.mmud.info/coreeblog/

http://koreanpeninsula.canalblog.com/

http://coreegraphie.wordpress.com

… Aussi, par anticipation sur le nouvel an selon le calendrier lunaire, voici un blog à lire pour mieux manger… coréen : http://www.zenkimchi.com/FoodJournal/
(blog en langue anglaise)

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… Enfin, un hommage à l’initiative suivante :

http://coreen.awardspace.info/

Avez-vous un Blogroll sur la Corée ?

Une vérité historique

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Pendant l’occupation de la Corée par le Japon lors de la seconde guerre mondiale, près de 200 000 Coréennes ont été kidnappées, déportées, violées, battues, tuées, abandonnées. Peu en ont réchappé, et les survivantes sont restées blessées, physiquement et psychologiquement.
Jung Kyung-a, jeune auteure coréenne, raconte avec ce livre l’histoire vraie de ces «femmes de réconfort», envoyées dans les camps de l’armée japonaise pour y servir d’esclaves sexuelles. Les ouvrages abordant ce sujet douloureux de l’histoire commune du Japon et de la Corée restaient jusqu’ici des travaux académiques et universitaires s’adressant surtout aux chercheurs.
Femmes de réconfort relate les destins poignants d’un médecin japonais chargé de la santé des détenues, d’une fille de colon hollandais et d’une jeune Coréenne, ces deux dernières étant toujours vivantes aujourd’hui. Tout en restant précis et documenté, ce récit expose désormais, par le biais de la bande dessinée, la réalité de ce drame au grand public.

Jung Kyung-a a été lauréate en 2001 du prix Korea Publishing Cartoon Compétition pour son premier manga Padam Padam, qui racontait la vie d’Edith Piaf. En 2003, le conflit en Irak la sensibilise à l’impact des guerres sur les femmes et elle commence à travailler sur Femmes de réconfort.

Extrait du livre :
Comme le titre le révèle, cette bande dessinée est l’histoire des ‘femmes de réconfort de l’armée impériale japonaise. Celle-ci a kidnappé les femmes des pays qu’elle a occupés et en a fait des esclaves sexuelles. Elle a appelé ‘femmes de réconfort’ les proies de ce vaste plan de viol. La guerre est finie mais la vérité sur ces femmes a été bien cachée pendant cinquante ans. Le Japon voulait évidemment étouffer cette affaire et le climat de guerre froide dans la politique internationale a contribué à relativiser les crimes de guerre commis par le Japon.
De plus, les pays victimes de ces crimes, surtout la Corée, ne voulaient pas révéler ce dossier à la libération. Finalement, les Halmuny directement concernées ont dépassé leur humiliation et pris les devants. C’est ainsi que l’affaire des ‘femmes de réconfort’ a pu ressurgir à la surface de l’Histoire.

Ces femmes, qui ont témoigné sur leur passé de victimes en retrouvant leur fierté après la honte et le dégoût de leur personne, incarnaient l’émotion même. Grâce à leur courage, les ‘femmes de réconfort’ de l’armée japonaise sont devenues une réalité désormais connue dans la société.

Mais la réalité d’un fait, après avoir été constatée, risque toujours de tomber dans le piège de la simplification. Ce processus naturel qui empêche la progression de la réflexion n’exclut pas la question des ‘femmes de réconfort’. Les Japonais qui rendent visite aux Halmuny retournent dans leur pays les bras chargés de documents alors que les jeunes Coréens ne prennent pas la peine de se documenter et se contentent d’exprimer tristesse et colère. Les Coréens semblent considérer cette affaire de manière encore superficielle et unilatérale.

La plupart d’entre eux, par exemple, n’accordent d’importance ni aux circonstances sociales et historiques qui ont permis le système des ‘femmes de réconfort’ de l’armée japonaise, ni au fait qu’elles existent toujours dans la société actuelle. Aussi, on ne s’attarde pas sur les erreurs des Coréens qui ont négligé ces événements pendant une cinquantaine d’années après la libération

http://www.audiable.com/

« La Corée dynamique »

Couleur de peau : miel

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“Jun Jung-Sik errait dans les rues de Séoul quant un policier l’a pris par la main pour l’emmener à l’orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport de l’assistante sociale coréenne… Ses premiers souvenirs ne tiennent qu’à un fil, mais les questions, elles, pèsent lourd. C’est pourtant sur ces interrogations que se bâtit son adoption, sa vie, sa personalité, sa destinée. Coûte que coûte.Ce qui est convaincant : lire le point de vue de l’enfant adopté… à l’âge où on relativise sa destinée. Et puis cette belle envie de ne pas se plaindre ni se faire plaindre, celle de transmettre une énergie positive au lecteur. Avec humour, fragilité, tendresse, et tenacité ! “Couleur de peau : miel
Série en deux tomes, dont un paru de 152 pages en n&b.
http://www.quadrants.eu/astrolabe/peaumiel
http://www.kwaidan.net/

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Une illustration… pour admirer et réfléchir

Parfois, il est bon de ne pas trop écrire et juste contempler…
Pour vous y aider… une illustration… coréenne, bien sûr !…

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et un choix de musique traditionnelle coréenne !

La vie rêvée des plantes

Lee Seung-U

“Contraint d’espionner sa propre mère pour un mystérieux commanditaire, Kihyon est confronté à d’obscurs secrets de famille. Par tous les moyens, il tente de réparer les blessures du passé, entre une mère au comportement étrange, un père réfugié dans la culture des plantes et un grand frère adoré et haï, amputé des deux jambes à l’armée. La folle passion de Kihyon pour l’ancienne petite amie de son frère n’arrange en rien la situation.
Dès lors, sa confession, lourde de silence et de résignation, de culpabilité et d’espoir insensé, nous plonge dans les formes les plus crues et les plus élevées de l’amour. Comme dans le jeune cinéma coréen, l’audace narrative l’emporte ; on est pris à la gorge.”
(éditions Zulma, 18,50 euros)

Holt…

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